Notre histoire
Mère de Miséricorde compte presque 30 ans d’existence et a été reconnue par Mgr Carré en 2002 en tant qu’association de fidèles de droit diocésain.
L’association est née en 1981, sous l’impulsion de deux jeunes médecins membres de la communauté des Béatitudes (communauté dont elle s’est définitivement séparée en 2000). Ces derniers, particulièrement sensibilisés de par leur métier au problème de la maternité non désirée, ont vu le nombre des avortements croître très rapidement, suite à la loi de 1975.
En effet, très rapidement, on a pu observer la banalisation de cet acte, son apparente facilité ainsi que son caractère présenté comme anodin par une bonne partie des médias.
En toutes circonstances, nous désirons rester dans une démarche de foi et d’espérance. Nous demeurons dans l’espérance pour toute personne qui nous contacte :
Qu’elle découvre l’amour fou de Dieu pour elle,
Qu’elle croie en sa miséricorde et qu’elle en fasse la douce expérience.
La première intuition fut de mettre en place une antenne téléphonique pour accueillir et écouter les femmes qui envisageaient l’IVG. (Il y a aujourd’hui, 15 antennes téléphoniques constituées d’une équipe d’écoutantes, réparties sur le territoire français). Conjointement, un accueil en famille était proposé pour les plus jeunes ou pour les plus démunies, comme une alternative possible à ce choix.
La notion de combat spirituel devenant évidente, la prière et le jeûne furent et restent à ce jour, les armes choisies pour participer à cette lutte entre la vie et la mort. Actuellement 3500 personnes, en France, jeûnent et prient pour les personnes qui font appel à l’œuvre. Le jeûne est un mode de participation, spirituelle et incarnée, à l’angoisse de la femme confrontée à un accueil difficile de la vie. (Nous avons assisté souvent à des revirements de situation à la suite de l’aide conjointe de l’écoute, de l’aide matérielle et d’une prière incessante).
C’est alors que des femmes de plus en plus nombreuses ont commencé à nous contacter pour nous confier leur mal être ou leur détresse, après avortement.
Nous avons alors pris conscience que la mort d’un enfant in utero laissait souvent des traces dans le cœur de la femme. Que la femme l’ait décidé, plus ou moins librement (IVG), ou bien qu’elle l’ait subi, de manière accidentelle (fausse couche), la disparition de l’enfant non- né reste dans sa vie un moment particulier de souffrance et de questionnement. C’est toujours un deuil difficile à faire.
Nous avons alors mis en place différentes démarches, retraites, accompagnements pour permettre à ces personnes de vivre une libération de la culpabilité, du remords ou de la honte liées à cet événement. Par ces différentes démarches, la personne concernée peut vivre une réelle réconciliation avec elle-même, une pacification de la mémoire voire, de la colère contre elle-même.
Nous désirons, en toute circonstance, rester dans une démarche de foi et d’espérance : certains que la cohérence de notre Créateur ne peut rien laisser dans l’abîme du non-sens.
La Foi nous maintient dans la certitude que toute vie, confiée par Dieu, dans toute situation, si problématique soit-elle, prend un sens dès lors qu’elle est accueillie, non dans la résignation mais dans un consentement libre.
L’Espérance, quant à elle, nous habite ; nous prions pour qu’elle ne nous quitte pas. Elle est double :
- nous demeurons dans l’espérance pour toute personne qui nous contacte
qu’elle donne vie à l’enfant qu’elle porte
qu’elle découvre l’amour fou de Dieu pour elle
qu’elle croie en sa miséricorde et qu’elle en fasse l’expérience
- nous espérons que le silence et le mensonge autour de l’IVG seront mis à nu et que, grâce aux multiples initiatives privées de prière, d’entraide et de charité, toute vie humaine qui s’annonce redevienne une source de joie et de bénédiction.
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