Voici ce qu'on peut lire dans l'excellente revue "Chrétiens dans la Cité" (N°239)
L’Alliance pour les Droits de la Vie met en garde contre le lancement commercial de l’EllaOne dénommée « pilule du surlendemain ». Ses promoteurs l’ont présentée comme un produit exclusivement anticonceptionnel, par blocage de l’ovulation, mais les études précliniques semblent montrer que la nouvelle molécule utilisée (l'ulipristal) a un effet antinidatoire chez l’animal, provoquant la destruction de l’embryon déjà conçu. C’est pourquoi le Dr Xavier Mirabel, président de l’ADV, a saisi l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), estimant « urgent que l’AFSSAPS précise l’action de ce produit et fasse connaître sa position aux femmes susceptibles d’y recourir », conformément aux « missions d’évaluation des médicaments et d’information du public » dévolues à cet organisme. Pour l'ADV, il serait particulièrement injuste que soit massivement diffusée une substance qui supprime des embryons sans que ses utilisatrices en soient informées. L’incertitude sur le fonctionnement réel des produits antinidatoires est à l’origine de traumatismes nouveaux chez les femmes, qui s’interrogent en vain sur ce qui s’est passé. L’ADV demande par ailleurs aux pouvoirs publics de réaliser un bilan complet de l’avortement, de sa prévention et de ses conséquence avant de banaliser un nouveau produit ambigu. Le bilan du NorLevo, succès commercial mais qui n’a aucunement fait baisser le nombre des avortements, devrait être intégré à ces investigations.
